HIP HOP 100% “Made In SUNUGAL” à Paris !

•janvier 9, 2009 • Laisser un commentaire

L'équipe de nuit

NES POUNTA & son “ÉQUIPE DE NUIT” ouvre ses portes au HIP HOP GALSEN sur Fréquence Paris Pluriel (106.3FM à Paris)!
Première des “SuNuVibZ SeSSion” (TOP TEN du HIP HOP GALSEN) qui débuterons mi-janvier, tous les mercredis, de 21h30 à 23h00.
vous pouvez écouter sur http://www.rfpp.net de 20h30 à 23h00 (21h30-00h00 : Heure de Paris).
Si vous ratez le direct, rendez vous sur le myspace pour le télécharger.
http://www.myspace.com/fpplequipedenuit

Kingsize.sn #1 Hip Hop Magazine

•janvier 7, 2009 • Laisser un commentaire


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Fou Malade – On va tout dire

•janvier 6, 2009 • Laisser un commentaire

On va tout dire (cover)

Son nom laisse croire qu’il est Fou, l’apparence le montre aussi souvent. Ce qui n’est pas le cas si on lui prête oreille.

Beaucoup de gens ont mis du temps à comprendre le concept qu’il y avait derrière ‘’Fou Malade’’.

Membre du Bat’Haillons Blin-D, Malal Almamy Tall de son vrai nom n’est pas tout  à fait un rappeur comme les autres. Il est auteur de pas mal de morceaux controversés  et use d’une ironie instructive, ce qui fait qu’il est souvent pris pour le comique du mouvement Galsen.

Flash-back sur la carrière de l’artiste. En 2003, Bat’ Haillons Blin-D  sort 2 Guntaan, album dans lequel Fou Malade interprète le titre du même nom qui fera beaucoup parlé de lui. En 2004, il est invité sur l’album de  Viviane Chidid « HIP HOP » (Viviane & Frères) qui regroupera une bonne partie de la crème du rap  sénégalais. Il interprètera ‘’Taximan’’,  le morceau qui devient le plus connu de l’album.
Il nous livrera son premier solo en 2005 «Radio Kankan», toujours avec cette même ironie dans ‘’Thiouk na Kay’’ et ‘’Guente’’, mais aussi avec des titres engagés comme ‘’Niary Kasso’’ et réfléchi à l’image de ‘’Soldaru Jaam ak Salam’’.

En 2008, le malade mental, diplômé d’université nous revient pour tout dire. Mais quoi donc ? ‘’Tout dire, depuis les conneries dans  les colonies, jusqu’à la xénophobie de Sarkozy ‘’ dixit Fou Malade, dans l’intro, portant le même nom que l’album ‘’On va tout dire’’.  Rappelons d’abord que c’est un album international et qu’il est composé de 12 titres inédits.
Les premiers mots suffisent nettement pour nous renseigner sur la nature de cet opus.  Un engagement politico-social envers le Sénégal, l’Afrique mais aussi l’occident plus précisément la France.

Dans un morceau comme ‘’Parait que là-bas’’, Fou Malade nous raconte tous les sévices que Babylone  nous a fait subir. En fait, les occidentaux ont pendant longtemps profité de ressources naturelles mais aussi humaines de l’Afrique. Ils nous ont vendu les africains en esclavage pendant plus de 600 ans, nous ont colonisé durant plus d’une décennie, et ont pillé toutes les ressources de l’Afrique et là, c’est à nous de payer les dettes pendant que nous vivons une agonie financière.

D’ailleurs, c’est de cet état agonistique dont il est question dans Folie Politik. On se demandera pourquoi ce même sujet revient dans tous les albums mais la réponse s’avère simple. A force de mentir, de profiter de la naïveté  et des biens du peuple, les politiques ont perdu toute notoriété.
Partout on vous dira qu’ils sont tous pareils, ils sont là pour leur propre intérêt.
Les rares qui osent évoquer ses déboires risquent un séjour à la D.I.C (Division des Investigations Criminelles), nous renseigne le refrain.
On remarquera aussi que beaucoup de ses sons tournent autour des mêmes thèmes; La cause des Noires, les conditions sociales, la colonisation, la politique Française vis-à-vis de l’Afrique etc.
C’est le cas dans Faits divers et Talatougnou Fo qui sont surement les meilleurs tubes de l’album.

Ce qui ne veut certainement pas dire que les autres tracks sont à zapper, loin de là, car on ne peut pas passer à côté de Nous irons danser featuring Moboké le plus prisé du collectif afro-français 113,. L’une des particularités de ce son réside dans le beat, évidement Hip Hop, associé à des airs orientaux et un excellent refrain chanté en langue africaine par Myriam, un vrai régal pour les oreilles.

Le sport n’est pas en reste dans l’album puisque Fou Malade chante le Fair Play et dit non à la violence sur les terrains de sport dans Allez Allez! qui clôturera l’album.
Notons la participation de ses acolytes du Bat Haillons Blin-D qui nous ont livrés de grosses performances tout au long de l’album. On entendra aussi beaucoup de shout-out de Black G de Rak Tak Squad qui vit depuis un bon moment a Paris.

L’album avait été nominé au Hip Hop Awards en 2008, dans la catégorie des meilleurs albums solos mais sans succès.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore écouté, c’est un album fortement recommandé, assez court quand même mais bon dans son ensemble avec de bonnes mélodies, c’est d’ailleurs ce qui fait sa valeur.

Bonne écoute à tous.

Keurgui Crew – Nos Connes Doléances

•décembre 1, 2008 • Laisser un commentaire

Keurgui Crew, toujours fidèle à lui-même, engagé et sensé, technique et varié, nous plonge dans l’univers de l’underground hardcore.

Ils avaient vu leur « Première Mi-temps » censurée au temps du régime socialiste et leur engagement leur avait valu un séjour en prison.

Ce qui ne découragera pas Keurgui  Crew puisqu’ils sortiront  « Këne Bougoul »  en 2002 et puis « Liy Raam » en 2004 qui ont eu un succès.

Cette année Keurgui  revient au devant de la scène avec « Nos Connes Doléances ». Vous n’êtes non pas sans savoir que le retournement de veste est d’actualité dans le rap Galsen, beaucoup ont failli à leur mission en s’alliant avec  les « alternonceurs » et en négligeant les soucis du peuple opprimé.

Ce qui n’est pas le cas de Kilifeu, Thiaat et Morgun. Cet album est le livret des problèmes sociaux mais aussi politiques du Sénégal associé à des instrumentaux très variés et riches en mélodie.

Le point fort du Crew a longtemps été le contenu des textes, riches dans la forme et dans le fond, mais dans cet opus, la technicité du rap est tout aussi au rendez-vous.

Les péripéties du groupe nous sont racontées dans « Parcours de Combat à temps ». Un ego-trip relatant le parcours de ce groupe qui a suscité tant de polémique mais aussi prédisant un meilleur avenir, avec disque d’or, label major, bref, la réussite financière.

« Fi leu beut yém » évoque les maux de la société sur tous les plans. De la rébellion en Casamance à la corruption en passant par les conditions dans lesquels les prisonniers sont détenus, les problèmes de réinsertions sociales. Mais tout cela est le fruit de l’incompétence de nos dirigeants qui font passer leurs intérêts personnels avant ceux du peuple.

Ces mêmes dirigeants sont encore indexés dans « Tayinagne » qui est sans doute l’un des meilleurs morceaux de l’album. C’est dans la symbiose d’un bon beat underground  et un flow énervé que le mécontentement du peuple est exprimé.
Ce n’est pas par hasard qu’ils étaient finalistes lors de la Semaine Nationale de la Jeunesse en 1999 et que le lauréat du meilleur avait été décerné à Kilifeu Keurgui.

Arrivée au 8ème titre, on croirait écouter une annonce nécrologique à la radio. Effectivement, c’en est une, sauf que là, c’est le Rap Dakarois dont il s’agit. Une petite touche ironique au début du son nommé Autopsie qui risque sans doute d’être interpréter de différentes manières et qui sera l’objet de polémique.

Certains pensent que c’est  de tous les rappeurs de Dakar dont il est question, mais après un très bonne écoute, on devrait se rendre compte que ce tube est spécialement adressé à une catégorie de rappeur bien définie, en l’occurrence tous les sophistes véhiculant une mauvaise image du Rap dans les sons mais aussi dans les clips vidéos.

Ce qui fait que, pour l’ancienne génération, Rappeur rime á bandit, drogué et toutes les insanités du genre.

D’ailleurs « Guiss Guiss you worro » en est la parfaite illustration. Un son très inspiré ou Kilifeu joue le rôle du parent ‘’inculte’’ dénigrant le langage, le style vestimentaire et le franc-parler  des rappeurs tandis que Morgun et Thiat tente de le convaincre en vain en évoquant les vrais buts des rappeurs qu’on peut résumer à Etre la bouche de ce qui n’en ont point.

On remarquera des featurings d’un très bon niveau avec Simon Bisbi Clan sur  « Sagne ta bagne », Maxy Krezy et Duggy T sur « Mo’ Money Mo’ Probs », le duo  reggaeman, Fafadi & Amadian sur « Know yourself » et Ombre Zion sur « Konséquences 2 cauz ».

La galette est riche de 18 titres y compris l’Outro et un Interlude (la loi du talion).
Surement l’album de la consécration qui ne manquera surement pas de défrayer la chronique. L’avenir nous en dira plus.


Daddy Bibson – Sant Rek (2008)

•décembre 1, 2008 • Un commentaire

sant-rek-cover2008 s’annonce décidemment bien avec l’émergence de la soi-disant ‘’nouvelle génération’’ du rap galsen et le retour sur scène de certains anciens à l’image de Daddy Bibson dont le nouvel album Sant Rek sera l’objet de cette chronique.

Ca faisait longtemps que le public du hip hop sénégalais attendait l’homme qui aura marqué l’histoire du rap galsen de par son implication dans beaucoup de clash, son passage dans des groupes mythiques, par son engagement et surtout pour  ses records de vente d’album.
L’album ‘’Sant Rek’’, composé de 19 titres dont la majeure partie a été enregistrée dans le studio YEK SEN KAW est une sorte de reconnaissance envers Dieu, Le Prophète Mohamed (PSL), Cheikh Ahmed Tijiane (RTA), Cheikh Ibrahima Niass (RTA), Cheikh Mamour Insa Diop.

La particularité de cet album se trouve dans la diversité des thèmes, l’originalité des mélodies mais surtout des différents types de rap abordés dans celui ci : Spirituel, egotrip, social et engagé.
Mis à part l’Intro, le premier titre de l’album porte le nom de ce dernier : Sant Rek. Sur un beat rap et un fond Jazzy, Daddy Bibson rend grâce à son guide spirituel Cheikh Ibrahima Niass et nous faire part de son amour profond envers lui. D’ailleurs, ce thème reviendra avec les titres Khippil Rek Guiss et Dieureudieufée Baye avec la présence de Dread Skeezo (Underground P.A) et de son ancien compagnon à la plume d’or Maxy Krezy. On remarquera sans doute leurs bonnes performances techniques et lyricales.


Daddy Bibson a souvent témoigné de son amour pour le ghetto à travers ses œuvres. Cette fois ci, c’est sur un beat mélancolique, avec un petit sample de la voix d’Akon, que l’artiste relate la Ghetto Life. Ceci coïncide bien avec la situation actuelle de notre pays. Face à une flambée des prix des denrées de première nécessité et l’impuissance des autorités, c’est la banlieue qui paye les factures. Là ou les conditions de vie vont de mal en pire, la prostitution, les agressions, les deals deviennent les seuls recours pour subvenir au besoin les plus élémentaires.


Comme tous les albums de Daddy B, Sant Rek demeure très égotrip dans l’ensemble. Les titres Hands Up, Never Give up et Warriors avec en  témoignent. On se réjouira de la participation de Jibril et Ayoba sans compter le flow énervé et énergétique de NittDof dans Never Give Up qui a fait la promotion de cet album.
L’immensité de cet album est de telle sorte qu’on ne peut pas tout résumer dans une chronique mais les habitués savent déjà à quoi s’attendre quand il s’agit de Daddy Bibson. Les titres Boy Dakar, Mame Sokhna, Samay Niggers, Etats des lieux et Parité sont à découvrir dans le produit que je qualifierai de celui de la maturité de par l’écriture, de par les productions et de par la technique. L’artiste lui-même l’aura confirmé dans une radio de la place.


Sachant que l’année 2008 nous réserve de grandes surprises, Sant Rek peut ne pas être la sortie événement mais force sera de constater que rarement on trouvera beaucoup à dire sur un album.